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Assemblée nationale

Ecole de la confiance : début de l'examen dans l'hémicycle

A la tribune, Jean-Michel Blanquer a affirmé que l'abaissement de l'âge de l'instruction obligatoire à trois ans sera "imité par d'autres pays". L'examen du texte pourrait se poursuivre jusqu'à vendredi.
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AFP - LCP AFP - LCP

L'Assemblée nationale a débuté lundi après-midi l'examen du projet de loi "pour une école de la confiance", dont l'une des dispositions phares est l'abaissement de l'âge de l'instruction obligatoire à trois ans.

Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui a été le premier à prendre la parole à la tribune, a affirmé que cet abaissement "sera imité par d'autres pays". Selon le ministre, cette mesure est un "message emblématique" et "concret" à destination "des enfants qui en ont le plus besoin".

Formation initiale

Jean-Michel Blanquer a également assumé sa décision de recentraliser la gestion du contenu de la formation des professeurs par la création des Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l'éducation (Inspé) : "En tant qu'employeur, le ministère est légitime à avoir une influence sur la formation initiale des maîtres", a-t-il affirmé.

Par ailleurs, le ministre a assuré que le projet de loi "école de la confiance" permettrait de faire voter certaines dispositions sur "l'école inclusive", c'est-à-dire sur une meilleure inclusion des élèves handicapés à l'école.

Jean-Michel Blanquer propose de "faire émerger un véritable grand service public du handicap à l'école avec la création de 80.000 agents publics" chargés "d'accompagner, sur le temps scolaire et périscolaire, les enfants en situation de handicap". Cette mesure devrait être mise en place à partir de la rentrée 2019.

Les motions rejetées

Les députés n'ont pas voté la motion de rejet préalable, qui avait été défendue par la députée La France Insoumise Sabine Rubin. L'élue a dénoncé une loi qui "ne dégraisse pas le mammouth" mais qui "en accélère la saignée et ce, jusqu'à l'asphyxie".

La motion, qualifiée par le député Libertés et Territoires Bertrand Pancher de "caricaturale", a été rejetée par 11 voix pour et 59 voix contre.

La motion de renvoi en commission défendue par Patrick Hetzel (LR) a, elle aussi, été rejetée. Le député s'est notamment opposé à l'abaissement de l'âge de l'instruction obligatoire : "Il faut laisser aux familles la possibilité de décider (...) Nous sommes attachés à cette liberté de choix."