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Projet de loi santé

Etudes de médecine: il n'y aura finalement pas de stage obligatoire en zone sous-dense

Lors de l'examen en séance publique du projet de loi relatif à "l’organisation et à la transformation du système de santé", les députés ont supprimé un dispositif qu'ils avaient adopté la semaine précédente en commission des affaires sociales.
2 min
LCPLCP

Il n'y aura finalement pas de stage obligatoire en zone sous-dense pour les étudiants en médecine : mardi, lors de l'examen du projet de loi santé, les députés ont voté un amendement du rapporteur La République en Marche (LaREM) Thomas Mesnier supprimant le dispositif.

Ce dernier avait pourtant été adopté la semaine précédente en commission des affaires sociales, à l'initiative de plusieurs députés LaREM.

Difficultés majeures

La mesure, critiquée par la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, conditionnait l’accès à l’internat "à la réalisation d’au moins un stage dans une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante ou des difficultés d’accès aux soins".

"Dans les zones sous-denses, nous manquons d'offres de stage", a expliqué le rapporteur Thomas Mesnier, selon qui la mesure risquait d'entraîner des "difficultés majeures".

"Nous sommes dans l'incapacité d'envoyer 9.000 étudiants en zone sous-dense", a ajouté la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

La fin du numerus clausus voté

Mais la suppression de la mesure a été critiquée par la députée La République en Marche Audrey Dufeu Schubert, qui a jugé "regrettable" de "revenir sur les décisions votées en commission".

L'élu "Socialistes et apparentés" Joël Aviragnet a lui aussi déploré la suppression de la mesure, jugeant nécessaire de "se donner les moyens d'envoyer des étudiants" dans les déserts médicaux.

Le député Les Républicains Jean-Carles Grelier avait pour sa part estimé que la mesure était une "fausse bonne idée" et affirmé qu'il ne fallait pas "brusquer" les étudiants.

Quelques minutes plus tôt, les députés ont voté en faveur de l'article 1er du texte, qui supprime le numerus clausus des études de médecine.