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CETA

L'Assemblée nationale ratifie le CETA à une courte majorité

Le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada a été adopté dans une ambiance houleuse par 266 voix contre 213. Cinquante-deux députés La République en marche se sont abstenus et neuf ont même voté contre : un record sous cette législature.
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Après une nuit de débat mouvementée dans l'hémicycle, l'accord économique et commercial global entre l'Europe et le Canada (CETA) a fait mardi l'objet d'un vote serré.

La majorité présidentielle n'avait jamais été aussi divisée sur le vote d'un texte : cinquante-deux députés La République en marche se sont abstenus et neuf ont voté contre. Le précédent record sur un texte soutenu par le gouvernement était détenu par la loi dite "anti-casseurs", qui avait enregistré l'abstention de cinquante marcheurs.

"Oui à Greta, oui au CETA"

Le débat a été l'occasion d'une joute entre les tenants du libre-échange et ceux qui estiment que le texte nivelle par le bas les normes sociales et environnementales des producteurs européens. Des députés craignent aussi pour l'avenir à moyen terme de la filière bovine et la multiplication des risques sanitaires.

Des craintes qu'a tenté de dissiper jusqu'au dernier moment Jean-Baptiste Lemoyne. Interrogé à de multiples reprises pour la dernière séance de questions au gouvernement de l'année parlementaire, le secrétaire d'État s'est efforcé de répondre aux ultimes critiques :

Plus tôt dans la journée, la venue à l'Assemblée de la jeune activiste Greta Thunberg pour parler du dérèglement climatique avait cristallisé l'attention. Interrogée sur le CETA, la Suédoise de 16 ans avait refusé de se prononcer sur le fond du dossier :

Négocié depuis 2009, le CETA est entré provisoirement en vigueur le 21 septembre 2017 et doit être approuvé par les parlements nationaux européens pour être définitivement mis en oeuvre. Début juin, Emmanuel Macron a annoncé qu'il souhaitait une adoption définitive de cet accord "dans les meilleurs délais", tirant un "bilan positif" de sa mise en oeuvre.

Lire aussi : Le "veto climatique" sur le CETA sera-t-il réellement efficace ?