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Gérard Collomb

"Nouveau Monde", immigration, Benalla... Retour sur les sorties de Gérard Collomb à l'Assemblée

En 18 mois, le ministre de l'Intérieur a défendu deux réformes, sur le droit d'asile et la sortie de l'état d'urgence. Mais il a aussi marqué le début de la législature par d'autres prises de position... Sélection.
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"Christophe Collomb, découvreur du Nouveau Monde"

Classé à la droite du Parti socialiste, Gérard Collomb n'a pas hésité longtemps avant de soutenir le candidat Emmanuel Macron, en 2016. Depuis, il constituait un élément-clé de sa garde rapprochée, son cercle restreint, l'un des rares à avoir un accès direct au président de la République.

Figure de l'"Ancien Monde", Gérard Collomb a été rebaptisé "Christophe Collomb" par Bruno Le Maire. Un lapsus finalement proche de la réalité, puisque le baron lyonnais a finalement été l'un des "découvreurs" du "Nouveau Monde"...

Terrorisme et fin de l'état d'urgence

Lors de son arrivée Place Beauvau, Gérard Collomb doit gérer la sortie de l'État d'urgence. Une promesse de campagne d'Emmanuel Macron face à cette situation d'exception maintenue sans discontinuité par François Hollande depuis les attentats du 13 novembre 2015.

Gérard Collomb mène à bien cette réforme, tout en renforçant les moyens des forces de l'ordre. Les "visites et saisies" et les "mesures individuelles de surveillance" sont critiqués par la gauche qui dénonce la transcription directe de l'état d'urgence dans le droit commun.

À lire : Retour sur l'examen du projet de loi antiterroriste

Le ministre est aussi en fonction lors de l'attentat de Trèbes, qui voit le gendarme Arnaud Beltrame sacrifier sa vie pour tenter de protéger celles des otages. Un drame qui a suscité l'union et l'émotion dans l'hémicycle :

Fermeté sur l'immigration

Autre sujet chaud des 18 mois de Gérard Collomb à l'Intérieur, le projet de loi Asile et Immigration. Un test politique pour la jeune majorité à l'Assemblée.

Le texte, qui prétendait marcher sur deux jambes (examen plus simple et rapide des demandes d'asile contre une accélération des expulsions), est très mal vécu par l'aile gauche de La République en marche.

D'autant que Gérard Collomb se montré particulièrement intransigeant sur le dossier migratoire, dénonçant régulièrement le risque, selon lui, d'une "'immigration massive" :

À la manœuvre sur ce dossier sensible, le ministre accuse le coup, agacé de "passer pour le facho de service". Il déplore même le manque de soutien du reste du gouvernement.

Pour rééquilibrer son image, Gérard Collomb, féru d'histoire et agrégé de lettres classiques, n'hésite pas à citer Jaurès à la tribune pour cultiver, tant bien que mal, l'image d'un homme humaniste :

L'épreuve Benalla

Depuis la rentrée, Gérard Collomb brillait par son absence à l'Assemblée nationale. Ses dernières apparitions coïncident avec l'explosion de l'affaire Benalla. Lors de son audition dans le cadre de cette affaire qui a fragilisé l'exécutif, le ministre a tenté de se tenir à distance, renvoyant les curieux à la présidence de la République ou à la préfecture de Police de Paris.