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Hausse du prix des carburants : l'opposition dénonce un "océan d'écologie punitive"

Le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy a été interpellé à de nombreuses reprises dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale sur les conséquences de la "fiscalité écologique" sur le pouvoir d'achat des ménages.

François de Rugy a défendu mardi lors de la séance des questions au gouvernement la hausse de la fiscalité sur les carburants, décidée par l'exécutif afin de "libérer les Français du pétrole".

L'opposition, par la voix de Vincent Descoeur (Les Républicains), Marie-Noëlle Battistel (Socialistes et apparentés) ou Sébastien Jumel (PCF) a pour sa part dénoncé un "choix de pénaliser les automobilistes", "une fiscalité punitive" et "un océan d'écologie punitive qui vient noyer ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour aller bosser".

"Ces Français que vous n'aimez pas"

Le député LR Pierre-Henri Dumont a également pris la parole pour critiquer les propos du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui a, selon le JDD, qualifié le président des Républicains Laurent Wauquiez de "candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel" :

Ils sont des millions ces Français, que vous n'aimez pas, à n'avoir d'autres choix que d'utiliser leur véhicule personnel.Pierre-Henri Dumont

L'année prochaine, "il y aura 1,8 milliards de taxes en plus sur le carbone", a reconnu François de Rugy, ajoutant qu'il y aura "dans le même temps 3,2 milliards de taxes en moins sur le logement".

"Prime au changement de voiture"

Le ministre de la Transition écologique a détaillé un certain nombre de mesures visant à "aider les Français", évoquant notamment une "hausse du chèque énergie" de 50 euros ainsi que la "prime au changement de voiture" qui équivaut à "2.000 euros pour les ménages non imposables".

François de Rugy a annoncé que les constructeurs automobiles étaient prêt à accompagner cette prime à la conversion pour l'achat d'un véhicule plus propre : "Les constructeurs sont prêts à faire des offres commerciales où, en quelque sorte, ils doublent la prime de l'Etat", a affirmé le ministre.