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Vente de jeux d'argent aux mineurs : Le Maire temporise sur le montant de l'amende

Alors que Christophe Blanchet (LaREM) a proposé de faire payer 7 500 euros aux détaillants vendant des jeux d'argent aux moins de 18 ans, Ian Boucard (LR) a proposé un montant beaucoup plus modeste. Mais le ministre de l'Économie veut absolument tenir une concertation avec les buralistes, premiers concernés par cette nouvelle mesure de la loi Pacte.

Parmi les nouveautés de la deuxième lecture du projet de loi Pacte, la création d'une amende contre la vente de jeux aux mineurs a été votée en commission spéciale à l'initiative de Christophe Blanchet (LaREM).

Étonnamment, aucune sanction n'existait dans les textes alors que la pratique est interdite, et que, selon un rapport parlementaire, plus des deux tiers des buralistes vendent des jeux d'argent aux jeunes. De plus, une telle amende existe pour sanctionner la vente d'alcool aux mineurs, à hauteur de 7 500 euros.

C'est précisément ce montant qu'a proposé le député marcheur dans la nuit de jeudi pour punir les détaillants qui ne respecteraient pas l'interdiction de vente de tickets à gratter ou de grilles de Loto aux mineurs. "C'est au législateur de fixer une amende forte et dissuasive", a-t-il insisté.

Une somme trop élevée au goût de son collègue LR Ian Boucard, qui préfère lui "ne pas assommer les buralistes" et propose la mise en place d'une amende de quatrième classe. "Ce serait un montant autour de 135 euros"..., regrette Christophe Blanchet.

Arbitre des débats, Bruno Le Maire a rejeté les deux propositions, préférant étudier la question avec les buralistes sur cette mesure qui les concerne directement. Christophe Blanchet a retiré son amendement, tandis que celui de Ian Boucard a été rejeté.

La Française des Jeux sera bien privatisée

Après le groupe ADP, les députés ont aussi confirmé jeudi leur vote pour que l'État procède à la vente de ses parts dans La Française des Jeux. L'Assemblée a adopté l'article 51 du projet de loi pour la croissance et la transformation des entreprises, qui avait été supprimé en première lecture par les sénateurs. Il donne au gouvernement l'habilitation de légiférer par ordonnance pour organiser la vente de son capital (actuellement 72% de l'entreprise).

L'objectif du gouvernement est de baisser sa participation à un niveau minoritaire (environ 20%), afin de dégager un produit estimé entre 1 et 1,5 milliard d'euros selon la valorisation du groupe. Pour Bruno Le Maire, "ce n'est pas le rôle de l'État de s'occuper de jeux d'argent".